
Sainte-Marie-de-Beauce, le 29 avril 2026 – Dans la continuité des récentes démarches, les entreprises de Chaudière-Appalaches, en collaboration avec la TREMCA, Chaudière-Appalaches Économique et la Table stratégique en immigration de la Beauce, ont tenu une conférence de presse afin de mettre en lumière les enjeux liés aux mesures actuelles.
En présence d’élus et d’acteurs économiques, elles ont lancé un appel clair aux gouvernements, dans un contexte marqué par l’entrée en fonction de la première ministre, Mme Christine Fréchette.
Une pression réelle sur les entreprises du territoire
Dans une région marquée par un très faible taux de chômage, les entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre persistante. Malgré les investissements en automatisation, modernisation et formation, le recours aux travailleurs étrangers temporaires demeure essentiel au maintien de leurs activités.
Les politiques actuelles entraînent notamment :
- des difficultés à combler des postes essentiels;
- des ralentissements, voire des arrêts d’opérations;
- des pertes de contrats et d’occasions d’affaires;
- une pression accrue sur les équipes en place.
Trois entreprises manufacturières, Mirage, MBI Plastiques et Beauce Atlas, ont témoigné des impacts concrets sur leurs activités, leur capacité de production et leurs perspectives de développement, illustrant une réalité qui fragilise directement la compétitivité des entreprises régionales.
« Les entreprises ont fait leur part. Elles ont investi, innové et intégré des travailleurs qui contribuent pleinement à nos milieux. Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin, c’est de prévisibilité. On ne peut plus gérer une réalité permanente avec des mesures temporaires », a déclaré Daniel Turcotte, président de la TREMCA.
Trois demandes pour rétablir la prévisibilité et soutenir les régions
Afin de répondre à l’urgence de la situation, les entreprises formulent trois demandes prioritaires aux gouvernements :
- Accélérer l’accès à la résidence permanente
Confirmer rapidement la reconduction du PEQ et en préciser les modalités afin de permettre aux travailleurs déjà en poste de s’établir durablement et d’éviter la perte de main-d’œuvre qualifiée. - Stabiliser et adapter les conditions du travail temporaire
Rétablir des permis de travail d’au moins 24 mois, adapter les programmes aux réalités régionales, faciliter l’accès aux permis pour les conjoints et alléger les démarches pour les employeurs. - Accroître la flexibilité pour les régions
Adapter les règles aux réalités du terrain, notamment en ajustant certains seuils et en s’appuyant sur des données régionalisées pour mieux répondre aux besoins du marché du travail.
Une mobilisation régionale forte et concertée
Plus d’une trentaine d’entreprises étaient présentes et se sont jointes à la conférence de presse pour appuyer la démarche, aux côtés de partenaires économiques et d’élus. Cette mobilisation témoigne d’un consensus fort et d’une volonté claire de maintenir la pression.
Les organisations rappellent que les travailleurs étrangers temporaires sont pleinement intégrés aux milieux de travail et aux communautés. Ils contribuent à la vitalité économique régionale et jouent un rôle clé dans le maintien des chaînes de valeur.
À l’approche des prochaines échéances électorales, les entreprises souhaitent que des gestes concrets soient posés rapidement afin d’assurer la stabilité des entreprises, de soutenir les régions et de permettre une planification à long terme.

Sur la photo de gauche à droite : M. Sylvain Thiboutot, directeur du développement économique de la MRC de L’Islet, M. Nicolas Blais, directeur général de Beauce Atlas, M. Nicolas Jean, vice-président ressources humaines chez Mirage, M. Patrice Mathieu, préfet de Beauce-Centre, M. Eric Veilleux, co-propriétaire de MBI Plastiques, Mme Marlène Bisson, directrice générale de Développement économique Nouvelle-Beauce, M. Luc Provençal, député de Beauce-Nord, Mme Hélène Latulippe, directrice générale chez Conseil Économique de Beauce, M. Daniel Chaîné, directeur général de Beauce-Centre Économique, M. Daniel Turcotte, président de la TREMCA et M. Olivier Dumais, préfet de La Nouvelle-Beauce
