Le Mois de la mécatronique 🗓

 

DENB, en collaboration avec le Beauce Média, a eu la chance de s’entretenir avec M. Clément Gosselin, professeur à la Faculté des sciences et de génie à l’Université Laval et titulaire de la chaire de recherche du Canada en robotique et mécatronique.

Mécatronique: vos machines vous parlent, écoutez-les!

Par Hubert Lapointe, journaliste chez Beauce Média

La production manufacturière est dans l’ADN de la Beauce. Malgré tout, emboîter un vrai virage technologique représente encore un défi considérable, presque effrayant, pour les entrepreneurs. Pourtant, sortir des sentiers battus peut se révéler très payant…

En effet, si acquérir de la machinerie peut améliorer une production, combiner les forces de la mécanique à celles de l’électronique et de l’informatique peut certainement devenir un prompt renfort. C’est du moins l’opinion de Clément Gosselin, professeur à la Faculté des sciences et de génie à l’Université Laval et titulaire de la chaire de recherche du Canada en robotique et mécatronique depuis 2001.

Question de contrôle

Selon lui, l’intérêt de la mécatronique réside dans la présence de capteurs. En temps réel et sans supervision, ceux-ci peuvent (entre autres) informer leur propriétaire que la machine présente une défectuosité.

De plus, M. Gosselin sait qu’un robot peut toujours être reprogrammé. Ici, il a donné en exemple la production automobile, où reprogrammer la machinerie est bien moins dispendieux qu’acquérir de nouveaux appareils chaque fois qu’un nouveau modèle de voiture se présente sur le marché. « L’adaptabilité dans l’automatisation, c’est la règle de base », a-t-il appuyé.

Également, il informe que la mécatronique est une judicieuse manière de pallier à la pénurie de main-d’œuvre, et ce, sans compter qu’elle permet assurément d’augmenter la qualité, la quantité et la diversité de la production.

Par où commencer?

Celui qui veut apprendre à voler doit d’abord apprendre à se tenir debout, dirait Nietzsche. Il en va de même pour la mécatronique. C’est pourquoi le professeur Gosselin conseille à tous de commencer par de petits projets, de cibler leurs besoins et d’en constater les résultats. Rapidement, les ingénieurs des entreprises sauront s’approprier cette nouvelle technologie.

« L’important, c’est d’établir des partenariats avec des experts en recherche et développement dans le domaine, car l’investissement nécessaire à l’intégration d’un robot (installation, programmation, communication entre les robots, etc.) est parfois supérieur au coût du robot lui-même. […] Il faut penser en fonction des tâches à réaliser », a-t-il soulevé.

Du côté de Développement économique Nouvelle-Beauce (DENB), le directeur au développement des affaires et commissaire industriel Claude Drouin souhaite lancer le message que les centres universitaires et collégiaux demeurent des alliés de taille pour les entrepreneurs. « Ils sont là pour soutenir le développement de nos entreprises », dit-il, en assurant que DENB était en mesure de référer les intéressées à la bonne personne.

Par le fait même, M. Drouin espère sensibiliser la communauté d’affaires aux avantages de la modernisation des systèmes de production à l’occasion du Mois de la mécatronique. Celui-ci se déroule du 15 février au 15 mars prochain.

 

Pour consulter toutes les activités offertes dans le cadre du Mois de la mécatronique :

➡️ Rendez-vous sur cette page Web : Programmation
➡️ Suivez la page Facebook de l’événement : Mois de la mécatronique

 

Clément Gosselin
Professeur à la Faculté des sciences et de génie à l’Université Laval et titulaire de la chaire de recherche du Canada en robotique et mécatronique

Clément Gosselin a reçu le diplôme de baccalauréat en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke en 1985 et le diplôme de doctorat en génie mécanique de l’Université McGill en 1988. Il a ensuite complété un stage post-doctoral en France à l’INRIA Sophia-Antipolis en 1988-89. En 1989, il a débuté sa carrière professorale à l’Université Laval où il occupe maintenant la Chaire de Recherche du Canada en Robotique et Mécatronique depuis 2001. Il a été chercheur visiteur au RWTH à Aix-la-Chapelle en Allemagne en 1995, à l’Université de Victoria en 1996 et à l’IRCCyN à Nantes en France en 1999.

Ses intérêts de recherche portent sur la cinématique, la dynamique et la commande des systèmes mécanorobotiques, avec une emphase particulière sur la mécanique de la préhension, la cinématique et la dynamique des mécanismes parallèles et le développement de robots collaboratifs de nouvelle génération. Ses travaux dans ces domaines de recherche ont fait l’objet de nombreuses publications dans les revues scientifiques et conférences internationales (citées plus de 32000 fois) de même que de plusieurs brevets et de deux livres. Il a dirigé plusieurs initiatives de recherche, incluant des collaborations avec des entreprises canadiennes et étrangères et il a dirigé les travaux de plus de 120 étudiants aux cycles supérieurs. Il est actuellement éditeur du IEEE Robotics and Automation Letters et éditeur associé du ASME Journal of Mechanisms and Robotics.

Le professeur Gosselin a reçu plusieurs prix, notamment le ASME DED Mechanisms and Robotics Committee Award en 2008, le ASME Machine Design Award en 2013 et le IFToMM Award of Merit en 2019. Il a été nommé officier de l’Ordre du Canada en 2010 pour ses contributions à la recherche dans le domaine des mécanismes parallèles et des systèmes sous-actionnés. Il est Fellow de l’ASME, de l’IEEE et de la Société Royale du Canada.

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